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Quelle est la position des méthodistes libres concernant la communion?

Les gens demandent des clarifications concernant la position du méthodisme libre sur la communion.  Ce document a été conçu pour les aider.  Il a été demandé et ensuite approuvé par la Commission d’étude sur la doctrine de notre confession religieuse au Canada en mai 2002.

Nous lisons dans le Manuel de l’Église méthodiste libre au Canada:

¶125 Le Repas du Seigneur

Le Repas du Seigneur est le sacrement de notre salut par la mort de Christ.  Pour ceux qui le prennent correctement, dignement et dans la foi, le pain qui est rompu signifie la participation au corps de Christ; de même la coupe de la bénédiction signifie la participation au sang de Christ.  Le Repas du Seigneur est aussi le signe de l’amour et de l’unité des chrétiens entre eux. 

Conformément à sa promesse, Christ est vraiment présent dans le sacrement.  Néanmoins, son corps est donné, pris et mangé seulement de manière céleste et spirituelle.  Les éléments ne subissent aucune transformation.  Le pain et le vin ne sont pas littéralement le corps et le sang de Christ.  Non plus le corps et le sang de Christ ne sont pas réellement présents dans le pain et le vin.  Les éléments ne doivent en aucun cas être considérés comme objets d’adoration.  Le corps de Christ est pris et mangé par la foi.

¶711  Le déroulement du Repas du Seigneur

Le Repas du Seigneur est au coeur du culte chrétien parce que Jésus a dit à ses disciples d’accomplir ce geste en mémoire de lui.  Durant cette cérémonie, nous regardons à l’intérieur de nous-mêmes et nous confessons nos mauvaises actions.  Nous regardons en arrière et nous nous souvenons de la mort de Jésus au Calvaire et nous le remercions pour notre salut.  Nous regardons vers le ciel, vers le Christ ressuscité qui désire nous nourrir par le pain et la coupe dont Jésus a dit qu’ils étaient son corps et son sang.  Nous regardons autour et nous communions dans l’amour et la fraternité avec les autres invités à la table du Seigneur.  Nous regardons vers l’avenir et nous attendons avec joie son retour à la fin de l’histoire du monde, les noces de l’Agneau, dont chacune de ces célébrations est un avant-goût.  Nous regardons ensuite autour de nous et nous voyons les besoins présents dans le monde.  La communion est une sorte de ration de combat pour les soldats chrétiens.  (Adaptation de « One to one » de Michael Green Moorings, 1995, p. 102)

“Christ est réellement présent dans ce sacrement”

Les énoncés qui précèdent semblent dire moins que le pain et la coupe sont actuellement changés sous la forme du corps et du sang de Christ, et pourtant, ils disent plus que s’ils n’étaient que des symboles qui nous aident à nous souvenir de sa mort pour nous.  Existe-t-il une fondation biblique à ce point de vue qui dit que « Christ est réellement présent dans ce sacrement »?

La première partie qui suit répond à cette question fondamentale.  La deuxième partie est en rapport avec le fait que dans plusieurs de nos églises, l’atmosphère de la communion dans l’église primitive, soit la joie et les remerciements, que nous ressentirions si nous réalisions que Christ est réellement présent, a été remplacée par un service sombre et terne où on se rappelle et on se repent, mais que les gens abordent avec une certaine hésitation. 

Ces textes ont été revisés et approuvés par la Commission d’étude sur la doctrine pour aider nos fidèles à mieux comprendre et pratiquer le sacrement du Repas du Seigneur.

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Qu’est-ce qui se passe lors de la communion?
John W. Vlainic

Un soir, Paul et quelques frères et soeurs de l’église étaient passés pour saluer Félix et Diane.  Les gens qui étaient proches d’eux dans l’église avaient ressenti que quelque chose nuisait à la vitalité de leur marche avec Jésus.  Étant donné que Paul était revenu en ville, ils avaient décidé de faire un peu de pastorale.

Après avoir été accueillis chaleureusement dans le foyer de leurs amis, Paul dit à Félix « Hé! Nous t’avons manqué hier soir.  J’étais revenu en ville et je me suis arrêté chez-vous avec quelques personnes, après souper, pour vous voir, toi et Diane.  Mais tes enfants ont dit que vous étiez partis à un banquet au centre communautaire.  Je suppose que c’était une sortie que vous attendiez depuis longtemps? »

« Bien, c’est un peu ça, Paul.  Nous sommes allés à un banquet avec un des propriétaires de boutique près de mon magasin.  Nous ne savions pas vraiment tout ce que ça impliquerait, mais nous essayons de devenir leurs amis.  Et voilà qu’il s’agissait d’un banquet pour les adhérents au nouveau groupe de spiritualité qui vient de la Slobovie qui fait rage ces jours-ci. »

Et il ajouta « Mais la nourriture était bonne et les cérémonies d’adoration des idoles était vraiment bizarres. »  

 Paul essaya de lui répondre.  « Mais, Félix…»

Mais Félix continua, “Ne t’inquiète pas, Paul.  Nous n’avons pas abandonné notre foi.  Nous ne croyons pas à ces choses-là.  Nous croyons que Jésus est Dieu et non pas ce morceau de bois et de pierre qu’ils avaient installé là.  Nous avons seulement fait comme eux.  Relaxe, Paul, quant à nous, nous n’étions aucunement là-dedans, dans tout ce qu’ils faisaient. »

« Toi-même, tu dois te souvenir comment tu répondais quand nous te demandions ce que les chrétiens devaient faire lorsque la seule viande qui était disponible avait toute été sacrifiée aux idoles païennes de façon sacrificielle avant d’être mise sur le marché.  Nous voulions être fidèles à Jésus et nous t’avons donc demandé « Est-ce correct d’utiliser cette viande ou non?’  Certains des frères et sœurs étaient persuadés que c’était mal, mais d’autres parmi nous avaient dit de ne pas s’en faire et d’en manger… qu’aucune de ces molécules n’avait été altérée parce qu’elle avait été offerte à un morceau de bois ou de pierre quelconque.  Et tu étais d’accord.  Tu as dit que la viande elle-même n’avait subi aucune transformation, qu’une idole n’est rien, et qu’en fait, nous n’étions ni meilleurs, ni pires pour avoir mangé cette viande… n’est-ce pas? »

Paul ajouta alors, « Mais, quoi d’autre ai-je dit? »

Et Diane répondit.  « Tu as aussi dit qu’il était vital que notre liberté concernant les scrupules superstitieux ne fasse pas en sorte que cela dérange la marche des personnes plus faibles, des nouveaux chrétiens qui pourraient ne pas être encore capables de faire la distinction.  Je crois que nous avons été prudents en cela.»

« Bien, » répliqua Paul.  “Mais, selon ce que vous avez dit,  les choses dans lesquelles vous avez été impliquées hier soir étaient plus que cela.  Et voici où je veux vous aider, je n’ai pas changé ma chanson et je suis toujours d’accord avec vous au sujet de la nourriture sacrifiée aux idoles : ce n’est rien.  Ce ne sont que des idoles qui ne sont que du bois et de la Pierre;  là-dessus, nous sommes d’accord. »

“Toutefois, voici pourquoi vous êtes gravement en danger.  Ce que les païens sacrifient, ils le sacrifient aux démons et non à Dieu.  La question n’est pas la nourriture qui vient de la boucherie des païens ou encore les molécules de la statue.  Ce sont plutôt les réalités spirituelles avec lesquelles ce groupe entretient des liens.  Je ne veux pas que vous soyez partenaires avec les démons. »

Mais Félix n’acceptait pas ces paroles.  « Oh, Paul, tu es tout bonnement trop puriste; tu deviens superstitieux!  Nous avons simplement fait comme tout le monde durant le rituel, et c’est tout. 

 « Penses-y un peu, Félix, » répondit Paul.  « Vous êtes des gens sensés; jugés vous-même ce que je dis.  Vous savez que lorsque nous communions, nous ne consommons pas quelques molécules du vin et du pain, n’est-ce pas? »

 Et Diane répliqua, « C’est vrai.  La coupe de bénédiction que nous bénissons est une participation au sang de Christ.  Et le pain que nous rompons est une participation au corps de Christ.  Tu nous as enseigné cela quand nous sommes devenus chrétiens.  Nous savons que lorsque nous prenons le Repas du Seigneur, il ne s’agit pas seulement du pain et du vin.  Il s’agit de Lui et de communier avec Lui!  Oui, nous savons qu’il y a beaucoup plus que ce qui est visible lorsqu’on communie… »

« Oh, mon doux, je vois ce que tu veux dire, Paul, » répliqua son mari.  Même si nous nous disions que nous faisions seulement comme les autres, hier soir, il y avait plus que cela qui se passait dans le domaine spirituel invisible…  J’ai honte de l’admettre mais, maintenant, je peux voir que nous étions en train de devenir des partenaires avec la réalité du mal derrière leurs superstitions, n’est-ce pas?

Et Paul continua, « Je suis si reconnaissant que tu puisses voir cela maintenant.  Grâce à Dieu, tu sais maintenant que tu ne dois pas aller à des fêtes païennes qui sont organisées autour de l’adoration d’idoles.  Nous ne pouvons boire et la coupe du Seigneur et la coupe des démons.  Nous ne pouvons partager la table du Seigneur et la table des démons. »

Sans perdre de temps, ils se mirent à prier ensemble, à demander pardon pour leur imprudence, et afin d’être complètement délivrés de toute emprise qu’ils pourraient avoir amené sur eux de cette façon.

Le scénario qui précède illustre bien les soucis de Paul alors qu’il écrit I Corinthiens 10:14-21 :

« C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie.  Je parle comme à des hommes intelligents; jugez vous-mêmes de ce que je dis.  La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang du Christ?  Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps du Christ?  Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps car nous participons tous à un même pain.  Voyez les Israélites selon la chair, ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l’autel? Que dis-je donc?  Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose?  Ou qu’une idole est quelque chose?  (Nullement).  Mais, ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons et non à Dieu; or je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.  Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons; vous ne pouvez avoir part à la table du Seigneur et à la table des démons. »  

Dans ce passage, Paul nous dit que même si la viande n’est pas changée parce qu’elle est utilisée dans l’adoration des idoles, son utilisation dans une intention particulière et dans un contexte particulier pourrait et peut affecter notre relation avec les puissances invisibles du bien et du mal.  Le matériel physique ne change pas, mais les relations spirituelles avec le monde invisible peuvent changer.  « Ils sont partenaires avec les démons », dit-il, au verset 20.  Rien n’est arrivé à la viande, mais quelque chose d’autre s’est produit qui n’est pas visible à l’oeil. »

Puis, afin de prouver son point, il fait référence au point de vue sur le Repas du Seigneur qu’ils ont en commun avec lui.  Voilà pourquoi les versets 16 et 17 sont là.

« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang du Christ?  Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps du Christ?  Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps car nous participons tous à un même pain. »

Cela signifie que l’utilisation du pain et du vin dans le contexte du culte chrétien, en relation avec la mort de Christ, et en repentance et avec foi, produit une participation actuelle à la vie sacrifiée de Christ.  Paul assume en fait que ses lecteurs comprennent cela et il utilise le fait qu’il y a plus que ce qui est visible à l’œil humain dans la Communion comme argument contre l’implication dans des services de culte païen.  

Il insiste pour dire que même si les choses matérielles n’ont pas changé (comme on le croit au sujet du Repas du Seigneur dans une partie de la chrétienté), leur utilisation dans certains contextes n’implique pas de changement dans les relations spirituelles.  Paul explique que nous sommes actuellement unis avec Christ et les uns avec les autres.  Donc, l’autre point de vue extrême dans la chrétienté (qui dit que le pain et la coupe ne sont que des symboles) rate le but aussi.  Il y a plus dans le Repas du Seigneur que ce qui est visible, lorsque nous y participons avec repentance, dans la foi, et avec une ouverture face au Saint-Esprit.  Il y a des choses merveilleuses qui se produisent néanmoins,même si nous ne pouvons absolument comprendre pourquoi – dans l’Esprit de Jésus.

À chaque fois que vous prenez la communion, vous êtes changés.  Soit que vous deveniez plus tièdes au plan spirituel ou que vous deveniez plus vivants en Jésus.  Il est toutefois certain que vous ne demeurez pas pareils.  Christ est réellement présent. 

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La crainte de la communion
John W. Vlainic

Lorsque vient le temps de la communion, beaucoup de chrétiens ressentent de la crainte.  Leurs esprits rejouent les cassettes de I Corinthiens 11 : « manger et boire de manière indigne », « que chacun s’examine soi-même »,  « certains sont décédés », etc.  Comme résultat, ce qui devait être une célébration joyeuse de pardon et de nouvelle vie ensemble dans la présence de Christ est devenu un moment où les gens se sentent comme s’ils étaient assis seuls, en dessous d’un projecteur de 10,000 watts!  Nous devons donc célébrer la communion dans l’esprit qu’elle se faisait dans les premiers temps de l’Église.  Elle doit être une fête d’actions de grâce et de joie!

Quelqu’un dira peut-être, “Je comprends votre désir d’avoir quelque chose de positif et attirant, mais que devons-nous faire des avertissements de Paul?  C’est ici que le contexte nous aidera à comprendre.

Les historiens nous parlent des foyers bien à l’aise.  Les hôtes assoyaient habituellement les membres de leur haut rang social dans la petite salle première classe (où ils mangeaient ce qui serait l’équivalent du caviar, du steak et du homard.  Vous y mangez ce qui est somptueux et de première classe pour vous), pendant que les autres étaient souvent entassés dans une salle carrément inférieure d’où on pouvait souvent voir les accommodations luxueuses (pendant que vous mangiez du pain et de l’eau.)

Voici ce qu’un satiriste du temps a dit sur son expérience de cette pratique1:

« Si je suis invité à dîner, …pourquoi est-ce qu’on ne me sert pas le même repas que vous mangez?  Vous prenez des huîtres enrichies de sauce riche pendant que je suce une moule par un trou de la coquille; vous avez des champignons alors que je prends un champignon de porc; vous vous attaquez à un turbot, mais je mange de la barbue (poisson commun et fade).  Pendant que vous vous gavez d’une tourterelle toute dorée de gras, avec sa croupe gonflée pendant que vous déposez devant moi une pie qui est morte dans sa cage. » 

L’hôte et ses amis intimes riches se gavaient de nourriture riche pendant que les autres “invités” mangeaient dans un autre endroit des petits bouts de nourriture ordinaire et sans saveur.  Est-ce que cela vous fâche?  Vous devriez être fâchés!

Il semble que cette pratique outrageuse s’insinuait parfois dans la vie de l’église.  La communion était organisée en même temps que ces fêtes de séparation et de mépris.  Nous lisons donc aux vv. 18-19 au sujet des « séparations » dans l’église.  Au verset 22, Paul dit :

“N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire? Ou méprisez-vous l’église de Dieu, et couvrez-vous de confusion ceux qui n’ont rien? »

Alors, à qui Paul pensait-il quand il a écrit ces avertissements qui ont été utilisés (maladroitement) pour changer la communion en un sombre service pénitentiel?  La personne qui a perdu patience cette semaine et se sent toujours mal à ce sujet?  La personne qui n’a pas tenu une promesse et le regrette maintenant?  La personne qui à ce moment se sent pauvre au plan spirituel, qui n’a pas lu sa Bible ni prié comme elles auraient aimé le faire?  La personne qui a cédé à quelque tentation avec laquelle elle se bat?  Non!  Paul n’essaie pas de tenir ces personnes loin de la table du Seigneur (ou quiconque est conscient de ses besoins)!

C’est plutôt qu’il tente d’attirer l’attention des personnes qui ont pris le Repas du Seigneur et en ont fait une moquerie en l’associant à une pratique païenne carrément mauvaise, ce qui constitue un déni de son essence.  Il ne pense pas aux personnes qui viennent célébrer tout en étant conscients qu’ils ont des problèmes et des besoins, des points difficiles à vaincre dans leurs vies.

Voici donc ce qui s’est malheureusement produit.  L’Église n’a pas remarqué à qui Paul adressait ce message particulier et, graduellement, elle a donc laissé ces mots durs, qui étaient nécessaires pour s’occuper de l’attitude despotique des riches de Corinthe, en venir à imposer cette perception au sujet de la communion.  Les gens en sont donc venus à ne pas vivre cet événement comme une célébration joyeuse de la présence de Celui qui était mort mais qui était maintenant vivant et au milieu d’eux.  Et la communion devint plutôt semblable à des funérailles!

Bien sûr, nous devrions venir à la table du Seigneur avec un cœur repentant, un cœur prêt à se débarrasser du péché.  Et oui, l’examen de soi-même demeure très approprié.

Toutefois, dans l’église primitive (et aujourd’hui aussi, nous l’espérons), notre repentance, notre examen de conscience, notre désir de nous débarrasser du péché et d’être transformé baignent dans la joie,  sont inondés par la grâce miséricordieuse, parce que notre Seigneur est présent au milieu de nous dans l’amour, d’une façon spéciale, lorsque nous participons à son Repas!

Nous venons donc avec confiance, même s’il reste des choses pour lesquelles nous devons toujours être touchés par la grâce, parce que c’est dans la mort de Christ et dans sa présence vivante avec nous que ces besoins peuvent être comblés!

Voilà quelques-unes des raisons principales pourquoi, dans de nombreuses églises, la pratique de la communion, de nos jours, est en train de délaisser le service solennel pénitential du type « je dois d’abord me débarrasser de mes péchés par moi-même » qui était apparu à travers le temps.  Beaucoup de chrétiennes de partout essaient de retrouver deux choses qui existaient dans l’église primitive, lors de la communion : l’unité et la joie.

Une des façons de réussir cela est d’utiliser un éventail de musique durant la communion.  Cette musique doit célébrer la mort et la résurrection, et la présence vivante de Christ.  Pensons seulement à la joie incomparable ressentie par les disciples qui ont reconnu Jésus après leur voyage sur la Route d’Emmaüs ou encore à l’expérience vécue par les disciples découragés lorsqu’ils ont vu leur Seigneur au milieu d’eux… et vivant!

De nombreuses églises tentent aussi de retrouver l’esprit chaleureux de l’église primitive concernant la communion en utilisant la coupe commune et une seule miche de pain où, la plupart du temps, on trempe un morceau de pain dans une coupe commune afin de symboliser l’unité fondamentale du corps de Christ que nous célébrons malgré toutes nos différences.  Cette conviction était primordiale dans l’église primitive mais elle a été déniée de façon flagrante par l’abus des corinthiens. 

En faisant cela, nous allons à l’inverse de l’individualisme radical de la culture occidentale moderne, où la spiritualité est vue comme une chose privée entre « moi et le Seigneur ».  En partageant vraiment une seule miche de pain et une seule coupe, en tant que chrétiens, nous affirmons visiblement que nous sommes un!

À chaque fois que vous avez la possibilité de participer à la communion, je vous encourage à y venir dans la joie, avec confiance et gratitude même s’il reste des défis pour lesquels vous demandez encore l’aide de Dieu, même si tout n’est toujours pas comme cela devrait être.  Et là, à la table de Christ, dans sa présence vivante, avec vos frères et sœurs, faites à nouveau l’expérience de son pardon et de sa grâce qui transforme.  Déposez tous vos fardeaux devant Lui et découvrez sa puissance de pardon et de libération.  

1 Gordon Fee, The First Epistle to the Corinthians (Grand Rapids:  Eerdmans, 1987), p. 542.

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Autres lectures:

Howard A. Snyder, “The Lord’s Supper in the Free Methodist Tradition” in Dale R. Stoffer, ed., The Lord’s Supper: Believers Church Perspectives  (Herald Press, 1997), pp. 212-218.

Rob L. Staples, Outward Sign And Inward Grace: The Place of Sacraments in Wesleyan Spirituality   (Kansas City:  Beacon Hill Press, 2002).

Ben Witherington III, Making a Meal of It: Rethinking the Theology of the Lord’s Supper  (Waco, TX: Baylor University Press, 2007)
 
Tom Wright, The Meal Jesus Gave Us: Understanding Holy Communion (Louisville: Westminster John Knox, 1999)

Robert E. Webber, ed., The Complete Library of Christian Worship – Volume 6, The Sacred Actions of Christian Worship  (Nashville: Starsong, 1994). 
L’oeuvre de Webber contient des écrits sur l’histoire du Repas du Seigneur, des points de vue théologiques sur le Repas du Seigneur (selon différentes traditions), et sur la pratique du Repas du Seigneur. Un court article est inclus, “A Wesleyan Theology of the Lord’s Supper,” par Rob L. Staples. 

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